Quartz noir

par Jérôme F.

Le quartz est un cristal s’intercalant entre les différentes strates d’une roche. A partir de ce simple constat géologique, on peut interpréter les différentes motivations de l’artiste quant à son réalisé graphique.

Un seul élément peut porter à lui seul des poids considérables en faisant rayonner ses semblables lorsqu’un simple passage de lumière se répartit dans tout l’ensemble de la structure. On peut y voir la force d’une mère qui porte ses enfants en leur passant le témoin de génération en génération. Elle diffuse son bonheur et fait comprendre le rôle fondamental de la passation des responsabilités sur chaque couche de l’œuvre.

Cette représentation nous interpelle profondément sur nos similitudes humaines. Ces alignements de quartz ne sont-ils pas en fait un reflet de l’évolution de notre espère ? Notre ADN étant commun à 99%, nous avons donc de fortes similarités avec nos semblables ; pourtant placés différemment, notre rôle devient différent selon que nous sommes plus ou moins exposés à la lumière. Notre place dans ce monde dépendrait-elle uniquement de la nature ? C’est cette question que l’artiste nous pose en jouant pleinement sur les lumières et les caractères géométriques des formes. Ici point de courbe, mais perfection des cristaux.

Dans cet enchevêtrement, la cristallogenèse aboutit à des multiplications exponentielles des formes qui cherchent à s’extraire, à devancer les autres, à passer au travers des obstacles, à terminer sur la plus haute marche du podium. C’est à travers cette métaphore que nous réalisons le parallèle avec le besoin constant de l’être humain de battre ou dominer ses équivalents. Celui-ci a même entrainé des équidés pour parvenir à son objectif primaire. On y devine une artiste passionnée de chevaux, de leur puissance et de compétition. On pourrait parier qu’elle souhaite toujours la victoire du meilleur en jouant sur nos émotions.

Aussi cet empilement de structure met en avant l’évolution et la réciprocité du contrôle envers chacun. Comment vivre ensemble, si proche, si dépendant les uns des autres ? Le courant doit passer entre chaque individu confirmant le caractère piézoélectrique du minéral à la fois si commun et si rare de la lithosphère. Néanmoins sans contrôle, sans règle, il ne peut y avoir unité de la structure. Cela traduit la constance de l’artiste de nous rappeler les règles fondamentales et l’obligation de respecter les normes sous peine de sanction collective. Un magnifique rappel de l’intérêt collectif qui semble si critique dans nos confrontations personnelles.

Cette œuvre, au final, est une synthèse de nos origines, de notre représentation dans l’espace collectif. Que sommes nous ? D’où venons nous ? Quoi d’autre ?

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