Engrenages anarchiques

par Philippe Ha.

Le titre est un oxymore, la figure de rhétorique qui juxtapose deux termes qui « jurent », qui ne vont pas ensemble, qui sont contradictoires. D’un côté l’engrenage, symbole des mondes techniques parfaits, huilés, bien agencés, dans lequel tous les rouages collaborent à l’harmonie de la machine. Et de l’autre l’anarchie, le sabotage, le chaos, la désorganisation, la déglingue.

Le tableau dépeint la situation après passage de ce qui a détraqué la machine, du gréviste en colère, du grain de sable, de l’anarchiste, du Charlie Chaplin des Temps modernes. Aucun ingénieur, aucun contremaitre, aucune  burette ne pourra remettre la machine en huile et en route. Ni plaquer désormais du mécanique sur du vivant, comme dirait notre ami Bergson. Le grain de sable, c’est Chaplin, c’est l’artiste, celui chez qui rien ne sera jamais machinal.

Bien fait ! Que la machine crève !!

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