Mer noire

par Mathieu B.

Avec “Mer Noire”, Mokap nous invite tous à nous perdre, à lâcher prise, à contempler l’infini. A travers cette pièce incontournable de sa série noire, nous croisons les fondamentaux de l’art mokapien : l’aléatoire de la matière, la sérendipité du geste, l’intuition du mouvement, l’imprévu de la lumière. Mokap se positionne ainsi comme une des grandes artistes informelles du 21e, une matiériste sans peinture.

Ceux qui ont eu le privilège de rencontrer l’artiste en personne vous le diront : rien n’est noir chez Mokap – son sourire rayonne, sa voix chante et son bonheur est communicatif. C’est ce que nous retrouvons dans cette pièce, hommage à l’outrenoir. La capsule, artefact symbolique d’une civilisation sans limites, par ses froissures, capte la lumière. On dira même qu’elle est source de lumière, qu’elle permet l’éclat, la brillance. Le tableau se réinvente à chaque illumination et à chaque passage du public, attiré avec une force magnétique vers l’œuvre. Relevées d’une couronne d’aluminium, les capsules résonnent, la lumière vibre. Ce halo nous rappelle le contour définitif de chaque élément individuel, mais nous montre la puissance du tout, le mouvement du collectif.

Certains y verront cette Méditerranée écrasée par le soleil, si chère à Mokap. Mer huileuse, poissons charnus et lumière aveuglante. D’autres préféreront observer l’œuvre telle une fenêtre sur le cosmos, baignée de lumières stellaires et de vibrations quantiques. Sélène ou solaire ? Choisir serait sous-estimer Mokap. Une chose est sûre, l’expérience est sensorielle et brillante.

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Collection particulière