Expos

Confinement chronique

Du 17 mars au 11 mai 2020, je suis confinée chez moi.
Chaque jour, j’illustrais un élément de l’actualité avec mes matériaux de prédilection.
En voici la chronique:

Aiguilles

Ma première rencontre concrète avec l’acupuncture, voici plus de quinze ans, était toute centrée sur cette approche particulière de l’art de la médecine. A ce moment, j’en étais le patient et aucunement l’artiste. L’artiste, c’était l’acupuncteur.

Dans le même temps, mon parcours créatif m’avait amenée à travailler l’aluminium, à travers une exploration assidue du potentiel plastique des capsules de café, puis de celle de leurs emballages. Cette route me conduit vers un mouvement qu’il faut maintenant nommer : le conditionnisme.

Assidue en acupuncture, j’ai récemment voulu intégrer une nouvelle variante métallique à mon parcours : les aiguilles ! Une sélection de ces créations est présentée à l’occasion du World Acupuncture Day qui s’est tenu le 15 novembre 2018 à l’Unesco à Paris.

Etuis explorés

Les étuis Nespresso(TM) en carton, de section rectangulaire, deviennent en quelques coups de cutter des lanières à tisser, des grilles ou encore une fois, mais autrement, des moucharabiehs. C’est une piste que j’ai hâte d’explorer.

Façonnages

Sortir du rond, faire passer la couleur à l’intérieur, mettre en valeur la tranche aluminée : la capsule s’est démultipliée, mettant en présence des forces nouvelles, sources d’harmonie (Essaim – 2010) ou de tensions (Formes dans l’informe – 2010).

Noirs d’encre

Les capsules noires guident les essais d’une écriture à l’encre. Une écriture à l’encre noire soulignée d’un contour clair, qui apporte rythme ondulé (Vagues – 2011), déséquilibre (Stalactites – 2011) ou désordre (Les pixels se soulèvent – 2009).

Hommages

Parures

Dans la capsule, j’ai d’abord vu le joyau et sa déclinaison évidente en collier. Léger et coloré, avec une surface lisse ou bosselée, tout plaidait pour en faire un matériau de haute joaillerie.

Tout ou presque : les rayons du soleil, qui font si joliment jouer les couleurs des capsules, les transforment rapidement en autant de pastilles brûlantes, un véritable collier de feu. Depuis cette triste découverte, les colliers Mokap se contentent d’illuminer les journées grises et les festivités sous abri.

Pavages

D’abord simplement écrasée, la capsule est apparue comme la pièce d’une mosaïque, interprétée aussi en tissage (Tapisserie noire et or – 2006) ou en lingot d’or aux allures de compression (Lingot 2010) . Les capsules écrasées ont pris du relief, devenant des Tuiles puis des Cabochons, assemblées d’abord dans des rythmes élémentaires.

Multiples détours

La capsule est mon matériau de prédilection, mais j’ai parfois du mal à résister à l’appel du bois et du carton.